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Olivier Bon Arts

Un jour, un texte : Tu n’étais déjà plus là

Tu n’étais déjà plus là

Tu n’étais déjà plus là.

Je ne sais plus vraiment
Quand j’ai poussé ta porte,
J’ai oublié ce moment là,
Je me souviens du silence
Qui fait résonner l’absence.

Tu n’étais déjà plus là.

Il n’y avait plus aucun bruit,
Je ne croyais pas la folie
Des larmes sanglantes,
Une fatale rencontre
Emportant ton dernier souffle.

Tu n’étais déjà plus là.

Il n’y avait que le sommeil
Pour rêver de ton amour,
Pour les souvenirs heureux,
Pour vider de nos yeux
Les larmes de ta mort.

Tu n’étais déjà plus là.

Il n’y avait plus que ce vide
Impossible à embrasser.
Rechercher dans mon passé
Le souvenir de t’enlacer
Loin de ce marbre froid.

Tu n’étais déjà plus là.

Adieu,
Puisque tu ne reviendras pas.
Adieu,
Puisque tu n’es plus que silence.
Adieu,
Cette éternelle souffrance.

Adieux inutiles,
Tu n’étais déjà plus là.

Un jour, un texte : L’amie fatale

L’amie fatale

Doux supplice,
Corps acide,
Tu pars
Le cœur libre,
L’amant troublant
Nos sentiments.

Petite mort,
Caresse fétide,
Tu baises
Les corps nus,
L’orgasme vibrant
De ressentiments.

 

Un jour, un texte : Puisque notre amour

Puisque notre amour

Puisque notre amour
Est mort chaque jour
Que ta bouche
Si peu farouche
Sur ces corps humides,
Parcourait avide,
Que cette fusion succion
T’éloignait de ma passion,
Il est trop tard,
Détourne ton regard
De mon corps étendu,
Pour toi perdu
Dans les sentiments
D’un vieil amant.

Puisque notre lit est vide
De tes amants rapides,
Faisons de ma jouissance
Ta seule espérance,

Puisque notre amour
S’est offert un détour,
Que les frissons
D’une nouvelle passion
Chassent nos solitudes,
Brisent nos habitudes,
Gravent sur nos cœurs
La symphonie de leurs pleurs,
Brisons le miroir
De leurs désespoirs,
Oublions la présence
De nos errances,
Mon amour, mon amour,
J’attends toujours ton retour.

Puisque notre lit est défait
Par mes fantasmes parfaits,
Faisons de ma jouissance
Ton ultime omniprésence.

Un jour, un texte : Masculin

Masculin

L’amour masculin
Transgressif.
L’orgasme masculin
Passif.
L’amant masculin
Explosif.
Le corps masculin
Hâtif.
Le sentiment masculin
Expressif.
Le sexe masculin
Actif.
Le nectar masculin
Jouissif.

Un jour, un texte : Des mots

Des mots

Des mots,
Des mots,
Seulement
Des mots,
Douloureux,
Silencieux.
Des mots,
Des maux,
Terriblement,
Des maux
D’amour,
De haine.
Des mots
Inutiles.
Des mots,
Des mots,
Mes maux,
Tes mots,
Encore
Mon amour,
Ta haine.
Et puis,
Mes mots,
Tes maux,
Ma haine,
Ton amour.
Pars.
Pleure.
Écris.
Crie.
Des mots,
Tes maux,
Mes mots
Intolérables,
Insupportables.
Mes mots
Encore,
Ma haine,
Mon éloignement,
Mes mots,
Mes amants…

La lampe, texte transformé (auteur inconnu)

La lampe

La lampe est un texte transformé, il ne s’agit pas là d’une poésie mais plutôt d’un court récit, une petite nouvelle. Je n’avais pas le nom de l’auteur, bas de page déchirée. J’ai donc pris ce court extrait pour le transformer. La ré-écriture d’un texte est un jeu, un travail, une expérience. C’est stimulant et me demande une attention, une concentration et une patience dont je suis naturellement peu pourvu (donc j’y travaille quotidiennement afin de m’améliorer, tout comme je travaille mes créations tous les jours même si ce n’est que pour quelques minutes).

Je vous laisse découvrir La lampe :

A bientôt

Créativement vôtre

Un jour, un texte : J’ai perdu

J’ai perdu

J’ai perdu le sommeil
Sous le poids de tes amants.
J’ai perdu mon temps
À croire aux sentiments
Que tes caresses
Imprimaient.

J’ai perdu l’envie
D’écrire notre bonheur.
J’ai perdu le désir
De sublimer nos fantasmes
Que tes orgasmes
Amplifiaient.

J’ai perdu le sourire
Dans leurs regards blessants.
J’ai perdu mon chemin,
J’ai perdu l’amour
Sur tes amants,
Bâtard.

Le théâtre d’Ohsaka, texte transformé

Le théâtre d’Ohsaka, texte transformé

Toujours dans l’esprit un peu coquin, un peu grivois, et je peux garantir qu’avec des textes datant des années 1901 à 1908, il faut travailler 2 fois plus qu’avec un texte récent, le vocabulaire n’est pas le même, voici ma nouvelle transformation de texte. Ici, j’ai fait une phrase d’un article de presse quasi entier. Je ne cite pas l’auteur par manque d’information sur ce dernier, en effet son nom était absent, manque d’un bout de papier à la fin de l’article.

Ce texte transformé fait partie d’un livre d’artiste, unique, dont le titre est L’influence du rouge au Japon, c’est un livre que j’ai quasiment terminé et je vous le présenterai en temps voulu, car il fait parti d’une série de 5 livres d’artiste, toujours en cours de réalisation.

Voici le texte transformé :

A bientôt

Créativement vôtre.

Un jour, un texte : Je voudrais tant…

Je voudrais tant…

Je voudrais tant…
Mais quel amant
Peut vouloir
Le tourment
Dans le regard
D’un amour
Offensant.

Je voudrais tant…
Mais quelle vengeance
Pour la trahison
D’un amour
En détresse
Sur le divan
D’un club bruyant.

Je voudrais tant…
Mais quelle souffrance
T’infliger
Pour expier
Le péché
De tes errances
Sur les miennes.

Je voudrais tant…
Mais quelle importance
Te donner
Maintenant
Que tu es parti
Dans le lit
De tes désirs.

Je voudrais tant…
Mais quelle importance
Te donner
Maintenant
Que je jouis
Sur tes amants
Abandonnés.

Un jour, un texte : Je te sens…

Je te sens…

Je te sens partir,
Partir loin de moi,
Partir vers cet amant,
Cet amant tendre,
Le corps nu,
À t’attendre.

Je te sens trahir,
Trahir nos silences,
Silences complices
Que tes amants
Sans mémoire
Assourdissent.

Je te sens jouir,
Jouir sans plaisir
Sur ce corps nu
Tremblant de désirs,
Indifférente caresse,
Lui aussi tu le blesses.

Je te sens mourir,
Mourir de solitude,
La symphonie des adieux
Vibre sur la nudité
De ton âme,
Ce corps sans charme.

Je te sens pleurer,
Pleurer dans mes bras.
Pourtant, je te laisse
À ta solitude.
Je n’ai plus de sentiments,
Moi aussi j’ai mes amants.